Historiqueous voici en l'an de grâce 3406. Les vacances sur la lune, le cousin qui emménage sur Mars, la nouvelle Volvo à apesanteur qui ne consomme que 12,6ml d'eau aux 100 heures d'utilisation, la projection holographique, etc. Tout ça est maintenant chose du passé. Notre époque semble plutôt ressurgir d'un passé fort lointain, bien avant internet, avant le téléphone, voire même avant l'électricité, à cet époque noire que fût le moyen âge. Aussi absurde que cela puisse paraître, d'une société capable de voyage interstellaire, nous voici rendus à nous défendre avec des épées et des arcs, lances et boucliers, ruse et force. a guerre était imminente. D'une part comme de l'autre, c'était la course à l'armement. Nucléaires, bactériologiques, électrobiologiques, ions neutralisateurs, toutes les sortes d'armes étaient fabriquées. Autant les alliés que les Etats-Unis déployaient toutes leurs forces économiques, physiques et matérielles afin de s'assurer d'avoir une armée suffisante en vue du conflit à venir. D'ailleurs les rumeurs qui circulaient disaient que les États-Unis lanceraient un ultimatum aux alliés. De jour en jour, la tension était de plus en plus palpable. es quelques derniers riches qui faisaient preuves d'un bon jugement ainsi que quelques scientifiques rebelles se regroupèrent afin de préparer un convoi servant à quitter la Terre avant sa fin. Comme toutes les ressources étaient perquisitionnées par les autorités gouvernementales, c'est en toute clandestinité que nous préparions le projet nommé Freedom. Nous avions prévu la fuite à bord de sept grands transporteurs interstellaires. Chacun des vaisseaux avait leur rôle propre, l'un transportait de l'outillage, deux autres le matériel nécessaire à la création de génératrices, deux vaisseaux de colonistes-fuyards, l'autre des armes. Après avoir mis la main sur l'aéroport de Mascouche à l'extrémité de la région montréalaise, nous y installâmes des hangars souterrains afin de procéder à la construction de transporteurs interstellaires dans une relative sécurité. Nous y travaillions dans la mesure du possible jusqu'à ce que les rumeurs se révèlent concrétisent : Ce fût l'ultimatum! Le temps nous était donc maintenant compté. 'est avec empressement que nous terminions les préparatifs, car la date fatidique approchait à grands pas. Nous n'avions plus le temps de tout organiser tel que nous l'aurions souhaité. Dans les dernières heures avant la fin, les participants au projet secret n'entendaient plus à rire. Tout le monde pensaient à sauver sa peau plutôt qu'à se préparer à survivre. C'est ainsi que le transporteur Freedom-2 fût plein à craquer, bien que ce ne fût pas le transporteur le mieux adapté. uite au départ précipité de la Terre, notre vaisseau perdit contact avec la planète mère, probablement à la suite de l'explosion de celle-ci. Les Américains avaient sûrement fini par tout faire sauter tel que nous le craignions tous. Nous nous rendîmes donc sur la planète HV-5 tel que prévu. Les six autres vaisseaux ne purent décoller à temps, sauf peut-être Freedom-4, mais dont aucune nouvelle ne nous est parvenue depuis. outes les connaissances que nous possédions sur Terre furent stockées dans un ordinateur afin d'immortaliser tout notre savoir. Malheureusement, ayant fait confiance dans une certaine entreprise d'un monseigneur Gates, nous perdîmes la possibilité d'utiliser l'ordinateur et son Windows 3000. Le pire qui pouvait arriver arriva : l'ordinateur planta. Nous perdîmes ainsi donc l'accès aux informations qui nous auraient probablement permis de nous remémorer toutes les techniques nécessaire pour notre établissement sur cette nouvelle planète. 'outillage n'étant pas abord de notre transporteur, nous ne pouvions pas recréer tout ce que nous avions sur Terre telle que l'ordinateur, le visiophone, la voiture, etc. Imaginez-vous, mille personnes débarquant d'un vaisseau spatial sur une planète, privées d'électricité, d'outil, d'armes et de communications. Nous en fûmes donc réduits au travail manuel de la Terre, de la chasse et de la cueillette. Ce fut comme un retour aux temps préhistoriques. l est évident que nous avions une certaine longueur d'avance sur les vrais hommes préhistoriques, mais cela nous prit du temps avant de se remettre de ce choc. Après l'abattement et le désespoir qui nous a tous atteints, nous forgeâmes une coopération afin de se structurer le plus rapidement possible. ès lors, nous nous remîmes à confectionner des armes primaires afin de chasser pour mieux nous vêtir et nous nourrir. Le travail du fer et de l'acier était né de nouveau. Nous nous fiâmes à la légende du roi Arthur et de sa table ronde pour créer un grand conseil et ainsi mieux diriger notre nouvelle colonie. C'est aussi à ce moment que nous rebaptisâmes HV-5 en Arthurienne. ais comme dans toute bonne société, certains y ont vu une possibilité de régner par la force, la peur et la manipulation, c'est ainsi que plusieurs quittèrent ce groupe pour rejoindre et former d'autres clans. Retour à l'index |